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L’échec d’une politique municipale dangereuse pour les habitants à Rillieux-la-Pape

Un adolescent de 13 ans, Hakim, a été mordu par un chien de la police municipale. Le chien a été préalablement démuselé et laissé libre par le maître-chien afin de rechercher un autre jeune. La victime a eu 21 jours d’incapacité temporaire.

Dans tous les cas, c’est une bavure : il n’est pas concevable qu’un chien policier attaque un jeune sans défense. D’autant que, d’après le journal Le Progrès, il descendait d’un bus et n’avait rien à voir avec celui recherché.

En tant que citoyens et qu’élus municipaux d’opposition, nous exprimons à ce jeune notre solidarité et lui affirmons que ces faits sont condamnables.

Nous déplorons que le maire, dans un communiqué tardif, passe l’essentiel de son texte à fustiger qui lui demandent des comptes et attendent qu’il se positionne. Ces actes sont sous sa responsabilité.
L’attitude constante de mépris du maire envers ceux qui n’approuvent pas ses paroles et ses actes devient de plus en plus insupportable. Chacun a droit d’être considéré même s’il est d’un avis contraire au sien.

Ce fait montre la faiblesse de l’action municipale. La maire ne manque jamais une occasion de vanter sa politique de sécurité. Bien des signes montrent qu’elle est un cuisant échec : la rotation très forte des effectifs de la police municipale en est un indice. Affirmer que la politique sécuritaire est une priorité est un peu court. Les caméras, qu’elles soient dans les rues ou sur les policiers, ne suffisent pas à empêcher violences et incendies de voiture. La coupure entre les jeunes de la commune et la municipalité est très forte.

Vivre ensemble est un objectif qui n’est pas celui du maire. 

Il faudrait qu’il comprenne qu’une caméra n’a jamais remplacé une politique jeunesse, absente, que les actions pour l’école, pour le sport, pour la culture, pour la vie associative sont tout autant décisives pour la tranquillité publique que l’action des services chargés de l’ordre. Embaucher des policiers est peut-être nécessaire. Mais faire qu’une crèche soit privatisée, que la commune se désengage de l’aide aux personnes âgée, réduire les subventions aux associations… c’est mettre en œuvre la réduction le vivre ensemble dans nombre d’activités sportives, sociales, culturelles.

Nous demandons, comme nous le faisons régulièrement, un vrai débat au sein des instances communales sur la politique de sécurité.

La démocratie, ce n’est pas de faire que de la communication c’est aussi donner de l’information, réunir les instances, écouter et évaluer.

Nous demandons au maire de présenter ses excuses à Hakim, victime du chien et d’être plus à l’écoute des habitants.
Jean-Christophe Darne et Catherine Ravat.

Notre Tribune de Janvier 2018 : La Crêche des Calinous : Un exemple de mauvaise gestion municipale

Réussir Ensemble Rillieux n’est pas opposé systématiquement à la délégation de service à une entreprise privée. Quand il y a un intérêt financier, quand un investissement est trop important pour être supporté seul par la commune et quand la commune n’a pas les compétences humaines, cela peut être une bonne solution.

Mais ce que VINCENDET fait de la crèche municipale des Calinous est un AVEU DE MAUVAISE GESTION. Cette crèche a fait l’objet d’un audit en 2015 et présente un taux de remplissage faible puisqu’il ne dépasse pas les 60% alors qu’il y a une demande forte de garde d’enfants. Il y a donc besoin d’améliorer son fonctionnement, autant en termes d’amplitude d’horaire que de politique d’accueil. Or il a été décidé lors du conseil municipal du 21 décembre que la gestion des Calinous serait dorénavant réalisée par une entreprise privée.

Ce désinvestissement de la commune sur ce secteur de la petite enfance est alarmant ! Une crèche publique est attentive aux besoins des usagers en proposant un accueil modulable des enfants et fait passer la rentabilité au second plan. Une entreprise privée va faire d’abord rechercher la rentabilité et proposer souvent des contrats moins souples, elle sera moins attentive aux conditions sociales des parents. Ce sont donc deux philosophies différentes !

Alors quel intérêt si les Rilliards y perdent ? AUCUN. Mais notre maire pourra afficher une diminution des dépenses du personnel ! UN TOUR DE PASSE-PASSE FINANCIER AU DETRIMENT DES RILLIARDS !

Jean-Christophe Darne et Catherine Ravat

Révision du PLU-H pour la métropole de Lyon et Rillieux-la-Pape : Notre avis suite au conseil du 19 octobre 2017

Le cahier communal de la révision n°2 du PLU-H de la métropole est enfin dévoilé.  Certes, c’est  la Métropole Grand Lyon qui a la compétence de l’urbanisme réglementaire. Les services ont précisé le registre des considérations, détaillé les prospectives et les applications des prochaines années, établi les documents écrits et graphiques à ce dessein. L’institution a développé nombre de concertations avec les conférences des maires et les communes. Monsieur le Maire, vous êtes également élu métropolitain et responsable de la Conférence des Maires du plateau Nord, c’est sans aucune communication auprès des habitants de RLP que vous nous présentez ce document.

La délibération qui est remise à notre assemblée d’élus, reflète cette défaillance.

Le cahier communal, mais également l’ensemble des documents qui seront proposés à la consultation public auraient mérité un exposé de qualité plus détaillé. En 2005 un  PLU novateur fut voté, il a placé l’urbanisme à l’échelle d’agglomération et il tenta de développer une attention volumétrique et sensible à l’environnement.

Mais depuis nous avons connu la COP21, la loi Alur, les atouts du grenelle de l’environnement, l’aboutissement du SCOT et le très prospectif et intelligent scénario Négawat. . Nous dirons en premier lieu notre point vu sur le document puis nous commenterons vos propositions  et valoriserons des demandes de modifications.

 

1 – Le document général

Les services de la Métropole Grand Lyon et l’Agence d’Urbanisme  ont reformulé, précisé et détaillé le constat des documents précédant et permettent de projeter un avenir pour notre Métropole au sein de laquelle notre commune s’inscrit.

Il faut d’abord souligner la qualité des principes retenus dans le PADD : la synthèse nécessaire entre le défi environnemental, le défi du développement économique, même si son écot reste celui du modèle compétitif peu original, et celui de solidarité.

Ce qui, pour notre commune, se décline principalement en :

  • La préservation des espaces naturels et agricoles,
  • L’amélioration de l’accessibilité de la gare de Sathonay-camp,
  • La mixité sociale et inter-générationnelle,
  • La poursuite de la rénovation de la ZI Périica et un avenir pour Ostérode,
  • L’émergence d’une polarité communale unifiée.

 

Ces concepts sont décrits ensuite en plusieurs pages qu’il faut lire attentivement tant elles corrigent des idées et des chiffres faux que vous donnez, Monsieur le Maire dans cette enceinte et ailleurs.

J’en cite quelques-uns :

  • Le pourcentage de logements sociaux parfois indiqués par vous comme étant de 62 % est de 55,49 % en 2014. C’est un pourcentage qui a diminué d’un point par rapport à 2008 (56,51 %) (p.26). Il a été à son maximum sous le mandat de Marcel André, qui bien sûr n’y était pour rien puisque le programme des ZUP a été décidé par le gouvernement sous la présidence du général de Gaulle. Faut-il vous rappeler que plusieurs opérations majeures de diversification de la commune ont été conduites sous les mandats de Marcel André pour Vancia en partie, de Jacky Darne pour le Loup pendu,  château Bérard, le renouvellement urbain de Velette Semailles, et de Renaud Gauquelin pour avoir initié celui du Bottet ,l’engagement des balcons de Sermenaz et  le programme au rond point Charles De Gaule.

 

  • Les équipes municipales précédentes ont été actives et offensives. Ainsi, pour ne citer que la période 2010-2014 c’est 536 logements qui ont été construits.

 

Les capacités résidentielles pour la période 2010/2030 (le temps du Scot) sont estimées dans une fourchette de 3 100 à 3 400 logements, ce qui représente environ 12400 à 13600 habitants.

 

  • De 1999 à 2012 la catégorie professionnelle qui a le plus augmenté, outre celle des retraités, est celle des cadres et professions intellectuelles supérieures.

 

Au-delà de la description et des rappels historiques que contient le document pointe 3 questions qui nous paraissent essentielles :

  •  La question de l’organisation urbaine : avec la nécessité de poursuivre le travail de liaison des divers quartiers de la commune et en particulier de désenclaver la ville nouvelle dont il est écrit « le débouché sur la route de Strasbourg est mal identifié » ; avec les problèmes rencontrés à Crépieux qui, comme à Rillieux-Village, qui subissent les nuisances d’un trafic et d’un transit routier important et qui rencontrent des pertes de services publics et privés, administratifs ou commerciaux.
  • La question du maintien du secteur agricole: plateau agricole Nord, Plateau des maraîchers.
  • La question du logement est de perspectives. Le document rappelle que de 2010 à 2030 c’est 3100 à 3400 logements nouveaux qui sont attendus à Rillieux-la-Pape.

 

Notre appréciation pour ce document est plutôt positive, mais nous lui trouvons cependant des faiblesses significatives :

  • Il prend insuffisamment en compte les problèmes de déplacements. La partie diagnostic les évoque à peine et presque rien sur les enjeux et sur les prospectives. Pourtant avec le développement des logements, non seulement à RLP, non seulement sur le plateau Nord mais dans l’Ain et ailleurs, et fors des relations à l’activité, comment permettre une mobilité correcte Si les déplacements en bus par les lignes fortes ont été une réponse valable pour une quinzaine d’années, ça ne sera plus le cas demain. Quelle politique des sols doit être mise en place pour permettre le passage d’une liaison par tram ou métro ? Quels contournements de Rillieux et Crépieux. Des études ont été faites où sont-elles ? que disent-elles ? Sont-elles suffisantes ? Ne faut-il pas pousser la Métropole à prendre à bras le corps ce sujet ? Le nord de la Métropole demeure un  territoire oublié de l’agglomération.

 

  •  La question de la ou des centralités est évoqué mais sans que l’on sache finalement quel choix est fait. On ne peut pas dans le même temps énoncer la nécessité de centralité de la ville nouvelle et constater les champs de ruines déjà-là et à venir centre Europe, Alagniers, Vancia, Crépieux.

 

  • Plaider pour le renforcement Charles de Gaulle est évidemment contradictoire avec le reste. Qu’est ce qui est choisi ? Pour notre part nous ne pensons pas opportun de laisser se développer Charles de Gaulle. Certes l’image de ce triangle est déplorable en entrée de ville, mais une requalification ne peut dénier un équilibre de fonction avec les cœurs de ville. La chambre de commerce établit régulièrement des études diagnostic et propositions. Vous serait-il possible de nous les faire partager ?

 

  • Rien n’est jamais dit sur les stratégies et les discussions avec les communes voisines, dont celles de la Conférence des Maires du plateau Nord et celles de l’Ain. Pourtant pour le logement, pour le développement économique, pour les commerces (rappelons que le centre commercial de Beynost capte une part significative des achats rilliards, que les commandes via les supports électroniques progressent, pour les déplacements et les équipements de loisirs.

 

  •  Le terrain de Sermenaz destiné à devenir un parc n’est presque pas évoqué alors qu’au cours de ces dernières décennies il y avait un choix clair : 1/3 de l’espace pour l’activité économique (c’est ce qui a été fait par nos prédécesseurs) 1/3 de logements (c’est ce qui est en cours avec les balcons de Sermenaz) et 1/3 de parc aménagé : c’est ce qui reste à faire.

 

  •  quelles sont les conséquences des logements à venir (environ 2000 dans les 10 ans à venir) où ? Quelles conséquences ?

 

2- Notre avis sur les propositions de modifications que vous nous demandez d’approuver

  •  Parcelle Lejaby: nous estimons votre demande prématurée en l’absence d’une réflexion approfondie sur cette zone. Il est tout à fait regrettable que cette surface ne soit mise en perspective entre la ville nouvelle et le futur Centre Aquatique, entre la lande commerciale jusqu’au rond projet CdG et celle désuète jusqu’au Companet, avec des études préalables dignes de ce nom. En l’attente et d’autant que la propriété est aux mains peu mécènes du bien être communal, il serait opportun que la propriété soit classée à Aménager. La mixité en zonage économique et logements pourrait être envisagée.

 

  • zonage économiques de Périca : Le zonage économique autorisant du tertiaire sans autorisation de commerces parait aller dans le sens des choses.

 

  • Le Tunnel des Mercières : Le projet entre Vassieux et les Mercières est obsolète depuis son origine tenue par des velléités protectionnistes caluirardes. Une implication forte pour la réalisation d’un tram-train depuis Trévoux et une amélioration des dessertes TER et des mobilités douces seraient de meilleurs augures.

 

  • loup pendu : Le projet de nouveau Centre Aquatique ne doit introniser une entourloupe immobilière. Supprimer l’âme du site voué aux activités sportives est incorrect. Sacrifier une surface entre la voie verte et les tribunes du terrain d’honneur de rugby, entre les bassins de la piscine actuelle et la limite extérieure du terrain de ghorr est un grand dommage et une vision de vendeur à la petite semaine. Il est un peu fort de café d’oser imaginer artificialisé un site avec des immeubles pouvant avoir une hauteur de 19m, soit au un R+6 en front principal, soit le choix critiquable d’un classement URM2b.

Une attention peut être discutée le long de la rue des Feuillantines, au dos du Play Ground et du boulodrome, mais aussi avec équilibre de l’ex-propriété Lejaby, et en considérant les dessertes viaires et alternatives.

 

  • agrandissement clos Penet:

Concernant votre souhait d’étendre la zone constructible sur la frange Nord du parc Brosset c’est-à-dire en lieu et place de l’école de musique, de la MPT , de la propriété BESACI récemment acquis par vos soins et de l’espace vert résultant du projet Bouygues de la rue capitaine julien racheté en 2012 par la ville, je voudrais vous lire ces quelques lignes :

« C’est une offre de logement qui n’est pas fondée et ne se justifie pas au village, elle va aggraver les problèmes de circulation sur le secteur déjà saturé. Le parc Brosset et le village sont en danger, vous allez encore réduire la surface d’espace vert et transformer l’âme du quartier avec des constructions modernes. Il faut se mobiliser pour arrêter cette défiguration massive et conserver à Rillieux Village son aspect traditionnel et son authenticité !! »

Ces propos sont issus des remarques formulées sur le registre de l’enquête public de la révision n°5 du PLU de 2009 par Mr Berujon et  Mr Smati et d’une pétition remis au commissaire enquêteur signé par Mme Monnet, Mr Perrot et Charvet !! Modification qui a permis la transformation en zone constructible pour de l’habitat du secteur des deux anciens gymnases du Clos Penet et le projet de création de voirie.

Messieurs et Mesdames, auriez-vous changé d’avis maintenant que vous êtes dans la majorité municipale ??

Plus sérieusement la précédente modification a permis la construction d’un immeuble d’habitations et la réalisation de la résidence des Sénioriales sur le front de la Rue de la République. Il ne nous paraît pas opportun d’aller plus loin dans la construction d’habitation sur le secteur afin de préserver cette zone en espace vert avec la présence de l’école de Musique et de la MPT. D’autant que les constructions sur l’ancien tènement Paul Chevalier et la démolition/reconstruction de l’immeuble Anjou sur le square Henri Dunant ont permis d’augmenter et de renouveler l’offre de logement  sur le Village et qu’il existe de gros projets de construction sur le secteur République/Pasteur ou le long de la route de Strasbourg. La densification ne doit pas aller plus loin au risque de saturé les axes de circulation et la capacité d’accueil de l’école et la crèche du quartier.

Cette zone doit donc rester en USP (réservé aux services publics) afin à terme de reconfigurer sur la zone l’école de musique et la MPT et de réaliser la nouvelle voirie descendante. A moins que votre ambition soit de vendre ces terrains et ces biens communaux aux promoteurs immobiliers comme vous le faite sur Vancia… Dans ce cas dites clairement aux habitants que demain ils auront de nouveaux immeubles au fond de leur jardin contrairement aux promesses électorales que votre équipe leur a faites en 2014 !

 

  •  Lycée Lamarque Le choix de maintenir le site en USP est une bonne chose, la protection des espaces verts également. Qu’est devenue l’ambition d’une étude du cœur de Crépieux  allant du rond point de la Bussière jusqu’à place Canellas.

 

Par ailleurs nous avons relevé que le PADD notait un devoir d’observation et suivi du PLU-H, précisant que cela nécessite une gouvernance locale adaptée. Quelle sera votre disposition avec les habitants et les associations ?

Peut être pourriez-vous nous instruire du défaut de financement à la rénovation urbaine qu’engage le programme PUR de la nouvelle gouvernance régionale ?

Pour compléter la qualité des états dressés et l’ambition affichée pour des espaces verts de pleine terre à concurrence de 20% d’un seul tenant pour chaque projet, ne vous paraîtrait-il pas pertinent que chacun des constructeurs délivre une étude diagnostic de son sous-sol et de son couvert et que l’insertion dite paysagère considère le contexte alentour ?

Nous voterons donc cet avis favorable sur la révision du Plu-H de la Métropole du Grand Lyon mais sans la prise en compte de vos demandes de modifications supplémentaires que vous nous présentez ce soir pour les raisons que nous venons d’expliciter.

Catherine RAVAT.

Intervention de Jean-Christophe Darne sur le Compte Administratif 2016

Dans la vie politique il y a des temps assez différents.

Il y a celui des campagnes électorales où les propos tenus sont des discours généraux, des promesses approximatives, des jugements parfois bien excessifs, violents, voire à la limite de l’injure. Mais il s’agit de mots et, hélas tout semble permis à certains.

Il y a aussi le moment des budgets où la confrontation avec le réel arrive ; il faut alors mettre de l’eau dans son vin. Mais néanmoins le budget est une prévision et peut comprendre des éléments d’affichage. Celui qui le présente sait très bien que tout ne sera pas exécuté, il sait très bien aussi qu’il met en œuvre ce qui a été prévu, étudié, négocié par ses prédécesseurs mais la population voit les choses à la date de réalisation ! Pourquoi ne pas en tirer profit en niant le passé récent ? En tout cas le budget contient des effets d’annonces !

Et puis il y a le moment du compte administratif. C’est un peu plus rébarbatif. Il y a beaucoup de chiffres. Qui va s’intéresser à cela ?
Pourtant c’est une sorte de juge de paix. Car le compte administratif décrit la réalité de ce qui s’est fait. Non ce que l’on a dit, annoncé, déclaré, mais ce que l’on a fait.

Voilà pourquoi mon intervention comprendra des chiffres.
Nous avons toujours choisi ici, depuis les élections municipales, de ne jamais céder à l’invective, au jugement de valeurs, mais de dire nos analyses appuyées par des faits, des données.
Depuis le début de ce mandat nous n’avons jamais été contredits sur le fond de ce que nous affirmions, car tout est vérifiable.

Aujourd’hui encore je vais donner des chiffres puisés dans les documents officiels que nous avons et que tout le monde peut vérifier. La démocratie demande aussi un peu d’effort et de concentration.

Je justifierai dans mes propos trois affirmations :

  1. Depuis 2014 la dégradation de la situation communale est forte et constante.
  2. Les priorités retenues par l’exécutif ne correspondent pas aux besoins de la commune et de la population.
  3. Sur certains aspects la qualité de l’information comptable et financière est suspecte.

I. La dégradation de la situation de la commune

 

Je veux la démontrer à partir des données de synthèse du début du compte administratif afin que chacun voie bien la globalité des données sans tomber dans des détails.

1er constat : la situation de la commune prend du retard par rapport à celle des autres communes.
Ce qui mesure la richesse d’une commune s’appelle le potentiel fiscal et financier ; il est défini par l’article L224-4 du code général des collectivités locales. Ce potentiel est à Rillieux supérieur à ce qu’il est dans la moyenne des communes de cette taille.

Et bien, en 2014 le potentiel communal par habitant était de 1 336 euros par habitant, il est en 2016 de 1 298 €, soit une diminution de 2,84 %. Nous dépassions la moyenne des autres communes de 9,06 % en 2014 et en 2016 de 7,90 %. Notre recul est donc de 12,8 %.

2nd constat : l’écart entre nos recettes réelles de fonctionnement et nos dépenses se creuse défavorablement.
En 2014 nos recettes de fonctionnement par habitant étaient de 1 345 euros. En 2016 elles sont de 1 245, soit une diminution de 7,4 %. Nos dépenses de fonctionnement sont passées elles, de 1 051 euros en 2014 à 1 070 en 2016, soit une augmentation de 1,81 %. Moins de recettes, plus de dépenses : Autrement dit la commune vit sans prendre en compte ses moyens.

Peut-on appeler cela le syndrome de l’autruche ?

3ème constat : Pour Rillieux-la-Pape, contrairement aux communes non classées prioritaires pour la politique de la ville, l’État ne s’est pas désengagé, et donc tout propos inverse est démagogique ou étroitement politicien. Les dotations perçues sont passées de 14 636 739 euros en 2014 à 15 447 122 euros en 2016, soit 5,54 % en plus. C’est d’autant plus à souligner qu’auparavant, tant en campagne électorale qu’en début de mandat, M. le Maire vous considériez que la commune dépendait trop des dotations de l’État et qu’il faudrait rééquilibrer par nos ressources propres. Pour le moment vous faites l’inverse.

4ème constat : le poids des charges de personnel dans les dépenses de fonctionnement croît constamment et atteint des sommets par rapport aux autres collectivités. En 2014, 61,02 % de nos dépenses l’étaient pour le personnel : en 2016 c’est 62,42 %. Là encore l’évolution est à l’exact opposé de vos promesses et engagements. Je vous ai déjà posé la question et la repose aujourd’hui : où allons-nous ?

5ème constat : l’endettement s’alourdit

L’encours de la dette représentait 44,2 % de nos recettes de fonctionnement en 2014, c’est aujourd’hui 48,09 %. Et ce n’est qu’un début puisque sur ce début de mandat la vente des biens immobiliers (entre autres la gendarmerie) a procuré des recettes exceptionnelles qui ont réduit très significativement les besoins de capitaux. Je vous l’ai dit lors du vote du budget : vous gérez à court terme, vous cherchez à justifier des investissements et vous en laissez la charge à vos successeurs.

II. Des choix et des priorités que nous ne partageons pas

 

Les ressources étant rares, gérer c’est choisir des priorités. Il y a là un choix typiquement politique qui montre l’importance que l’on donne à chacune des politiques communales.

Afin de ne pas surcharger mon intervention, je me contente de vous donner l’évolution des dépenses par grandes fonctions. C’est la seconde partie du compte administratif, généralement parcourue superficiellement, elle est pourtant est tout à fait instructive.

Voici donc l’évolution, à partir des données fournies, des dépenses de fonctionnement 2016 par rapport à celles de 2015 (les calculs sont faits à partir de la ligne dépenses nettes, c’est à dire dépenses moins recettes affectées) :

  • Enseignement : + 0,37 % (mais il y a augmentation du nombre d’élèves)
  • Culture : -0,18 %
  • Sports et jeunesse : +1,82 %
  • Interventions sociales et santé : -28,73 %
  • Administration générale de la collectivité : +18,08 %

 

(Je n’ai pas indiqué la fonction « action économique » car avec 96 245 euros elle pèse environ 2,5 pour mille dans le budget de fonctionnement !).

Et puis, dans le même temps où les dépenses de personnel dans le budget communal augmentent de 3,16 %, et où les dépenses de fonctionnement augmentent de 1,8 % les subventions aux associations diminuent de 0,68 % (à 2 472 259 euros).

Lorsque l’on n’arrive pas à maîtriser sa gestion il vaut mieux demander aux autres de faire les efforts, peu importe les conséquences pour la population.

Nous désapprouvons tout à fait vos choix. Il est vrai que la ville se transforme, ainsi que l’ont voulu vos prédécesseurs et vous-mêmes. Cela les habitants le constatent. Ils ne verront que trop tard l’envers du décor.

III. Des questions sur la sincérité des comptes

 

Il n’est pas dans nos habitudes d’ergoter sur des détails comptables, notre idée de la politique étant de dire le fond des différences. Cela suppose néanmoins que l’on ait confiance dans les données produites. Or sur ce compte administratif nous émettons des doutes que je vais étayer par l’analyse des acquisitions d’immobilisations (on dit investissements) de 2016 et des amortissements qui y sont liés.
Même sans aucune compétence dans ce domaine chacun va comprendre.

Les biens durables sont classés en investissements et en fonctionnement et sont amortis chaque année pour tenir compte de leur perte de valeur : ces amortissements étant, eux, inscrits en fonctionnement.

Or, qu’en est-il ?

Des dépenses de fonctionnement sont inscrites en investissements : exemple Sacs aspirateurs 97,80 € (réf 16815 page 120) immobilisés.

Des durées d’amortissements sont ridiculement élevées, exemple : lot de plantes vivaces 2 070,42 euros amorties sur 10 ans ! (bien 16216) ; illuminations (réf 16935) de 28 098 euros et (réf 17051) de 14 059 euros amorties sur 20 ans (qui est la durée prévue pour les panneaux de signalisation !) (réf 16774).

Subvention démolition tour Lyautey amortie sur 5 ans de 79 310 euros.

 

D’une façon générale vous poussez au maximum les durées d’amortissements de façon à ce que le coût annuel qu’est l’amortissement pèse le moins possible dans les dépenses de fonctionnement. J’attends avec beaucoup d’intérêt ce que dira la Cour des Comptes quand, à l’occasion de ses contrôles, elle examinera les comptes. De mon point de vue, ils manquent de sincérité sur cet aspect. Un audit particulier sur les investissements et sur les durées d’amortissement serait nécessaire.

D’autant plus que, pour certains biens, les durées d’amortissements sont, à l’inverse, anormalement réduites à un an, ce qui permet de sortir ces biens de l’inventaire ; par exemple tablette Samsung galaxy amortie en 1 an ! (réf 15964) montant 2 230,56 euros (alors que les portables Elibox sont amortis normalement en 5  ans (1 848 euros), ou fauteuil de direction ergonomique de 1 090 euros (réf 17001) amorti également en un an.

 

Monsieur le Maire, Mes Chers Collègues, l’ensemble de ces observations ne nous permettent pas de voter le compte administratif.

Hommage de Jacky Darne à Hélène Bellot

Une incomparable et infatigable amie vient de nous quitter : Hélène Bellot

Qui peut imaginer Rillieux-la-Pape sans Hélène Bellot ?

J’ai connu Hélène et Pierre, son inséparable conjoint, son complice de tout et qu’elle aimait tant, vers la fin des années 60.

Nous nous sommes rencontrés sur beaucoup de sujets : sa sensibilité particulière à l’environnement, bien avant qu’elle ne soit largement partagée ; une vraie volonté de promouvoir une véritable démocratie : écouter, entendre les points de vue, agir avec d’autres ; ne jamais être démagogue : dire quelque chose pour faire plaisir, pour convaincre, alors qu’on ne le pense pas, était une attitude étrangère à Hélène.  Sa sincérité et sa franchise étaient de tous les instants.

Hélène était le contraire de celui qui parle d’abord et réfléchit ensuite : toujours elle lisait, écoutait, pesait le pour et le contre, avant de décider ou de s’exprimer,  son sérieux étonnait.

Et ce sérieux elle le mettait dans toutes les actions qu’elle entreprenait : que ce soit pour opter  pour une motion de congrès du PS ou  pour répartir  les tracts à distribuer aux militants (elle se servait du pied à coulisses !), ou encore pour décider d’une action.

La vie d’Hélène fut bien remplie et chargée, tout autant de grandes joies que de peines, mais qui l’a entendu se plaindre ?

Sa vie militante ne commença pas par la politique. Elle avait passé 5 ou 6 ans chez Rhodiacéta comme chef d’atelier et elle m’en parlait parfois, ce passage l’a formée et marquée. Elle participa au groupe de réflexion Vie Nouvelle. Mais très vite s’engagea dans l’action locale. Son premier mandat de conseillère municipale de Rillieux (pas encore Rillieux-la-Pape) fut avec M. Vernay, maire,  de 1964 à 1971. Puis elle s’engagea pour toujours au parti socialiste dès sa création, en 1971, et anima sans  relâche l’action des socialistes dans la commune.

Durant deux mandats, 1983-1989 puis 1989-1995,  elle redevint conseillère municipale, élue sur les listes conduites par  Michel Brosset (1983)  et moi (1989). Cette élection de 1989 fut terrible. Non seulement parce que nous avons perdu (4 894 voix pour Marcel André  et 4 674 pour nous) mais surtout parce qu’à l’issue du scrutin, alors que nous nous retrouvions à la MJC, rue général Leclerc,  Hélène, en traversant, fut renversée par une voiture. Elle fut gravement blessée, elle fut emmenée aux urgences et il lui fallut un an de rééducation pour récupérer, partiellement, ses capacités physiques.

Promotrice d’actions sociales : c’est ce que nous avions indiqué sur le bulletin de vote pour les élections municipales de 1989, sous le nom, en troisième position, d’Hélène Bellot,  je crois que cela définissait bien sa place dans la ville. La fonction que remplissait  alors Cogelore lui doit beaucoup.

Il ne m’appartient pas d’évoquer en détail sa vie  familiale mais je sais l’importance qu’elle a toujours eue.  Elle eut, avec Pierre, quatre enfants Annick, Jean-Lou, Georges et Marc. Georges hélas partit trop jeune. Je garde un souvenir particulier d’Annick : à la demande d’Hélène ce fut le premier mariage que j’ai célébré comme officier d’état civil !

A Pierre et aux enfants je dis, qu’ils peuvent être fiers d’avoir eu une mère comme Hélène,  militante de toujours, toujours engagée au service de tous, toujours présente dès qu’il fallait agir pour défendre ce en quoi elle croyait : des valeurs de solidarité, de compréhension, de justice. Et nous tous qui l’avons connue savons la grandeur de cette femme que nous avons aimée.

Jacky Darne

Hélène Bellot ne sera plus présente physiquement à nos réunions…

Hélène Bellot ne sera plus présente physiquement à nos réunions…

Le conseil de RER et tous les adhérents éprouvent un grand chagrin: Hélène Bellot nous a quitté.

S’il est vrai qu’elle ne sera plus présente physiquement, longtemps elle sera avec nous par son souvenir tant sa forte personnalité a compté pour chacun de nous. Après bien des engagements que Jacky Darne décrit dans le texte qui suit, elle était, avec Pierre, depuis le début à nos côtés dans Réussir Ensemble pour Rillieux. S’engager comme elle l’a fait, a plus de 85 ans, est à son image : ne jamais se dérober, toujours être là, agir. Nous étions heureux et fiers de l’avoir près de nous, sa présence même donnait caution à nos choix tant Hélène était respecté par chacun. Elle l’était par sa sincérité et sa fidélité mais aussi par sa droiture : dans aucun moment de sa vie elle n’a recherché des avantages matériels, des places… sa modestie n’avait d’égal que la pertinence de ses analyses.

Il y a des stars d’un jour, il y a des décorations conjoncturelles et il y aussi des Hélène Bellot qui font progresser la société par leur perspicacité, par leur capacité de respecter des autres, par leur persévérance.

Tous à RER assurons de notre amitié Pierre Bellot, les enfants d’Hélène, toute sa famille.

Au second tour des présidentielles nous appelons à voter Emmanuel Macron

En 2002, au second tour, Jean-Marie le Pen obtenait 18 % des suffrages.

Les sondages donnent aujourd’hui plus du double à Marine Le Pen.

 

Pour l’essentiel le fond idéologique et politique de leurs discours est le même ; il est à l’opposé de ce qui fonde nos engagements pour la liberté, pour l’égalité et pour la fraternité, et de tout ce que dit la déclaration universelle des droits de l’homme.

 

Si au premier tour nous n’avions pas à nous exprimer puisque les membres de R.E.R. font des choix politiques diversifiés, il n’en est pas de même aujourd’hui.

 

Nous avons un devoir : faire que le nombre de voix qu’obtiendra la candidate du Front National soit le plus faible possible.

 

Pour cela non seulement nous devons tous voter mais aussi discuter avec tous ceux qui, peut-être déçus des résultats du premier tour, envisageraient de s’abstenir.

 

Toutes les orientations, tout le programme d’Emmanuel Macron sont l’antithèse de ceux du Front National.

 

C’est pourquoi nous vous appelons à voter Emmanuel Macron.

 

Nous voulons une France, et une commune, généreuses et fraternelles car c’est une condition pour promouvoir la justice sociale et préserver l’avenir de la planète.

Notre Tribune de février 2017 : La Démocratie se batit sur le dialogue

LA DEMOCRATIE SE BATIT SUR LE DIALOGUE, PAS SUR L’INVECTIVE.

Déjà dans cette tribune, il nous est arrivé de noter que les espaces de discussion à Rillieux-la-Pape ont été cadenassés. Ce constat, nous le faisons encore alors même que les espaces d’expression sont multipliés, tout spécialement grâce au numérique. Les vœux du maire sont disponibles en ligne mais il est impossible de débattre avec lui lors du conseil municipal. Lors de réunions publiques, il est possible de s’exprimer mais toute divergence est tournée en ridicule. Un reportage de France 2 est l’occasion de multiples altercations masquant le fond du problème et les actions à mener. Le projet d’un fast-food tourne au pugilat via les réseaux sociaux et la presse, manquant de dignité et ne permettant pas d’apporter une réponse constructive.

Nous sommes dans l’opposition et bien sûr, il nous arrive de nous opposer. NOTRE ROLE EST DE FAIRE ENTENDRE SOUVENT UN POINT DE VUE DIFFERENT. Tout au long de nos interventions, nous nous efforçons d’informer, de critiquer, d’être force de proposition mais sans jamais nous départir de la politesse que la démocratie instaure entre les parties. EST-CE PARCE QUE NOUS SOMMES LES SEULS A NOUS PREOCCUPER DAVANTAGE DE LA VILLE QUE D’UNE CARRIERE POLITIQUE ?

Ce ne sont pas les postures, les effets de style et le manque de respect qui permettent de construire Demain pour notre commune.

Catherine Ravat et Jean Christophe Darne.

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Notre Tribune de Janvier 2017 : Rillieux-la-Pape, une ville Multiculturelle

RILLIEUX, VILLE MUTICULTURELLE ET FIERE DE L’ETRE !

RILLIEUX EST UNE VILLE MOSAÏQUE dont la diversité est la fierté. Il est vrai que Rillieux la Pape est née de la fusion de deux villages traditionnels. Ce qui les cimente, c’est la Ville Nouvelle. C’est dans la Ville Nouvelle qu’il y a le plus de logements sociaux. C’est aussi là que la diversité d’âge, d’origine et de statut social est la plus grande. C’est plus de 2/3 des rilliards qui habitent la Ville Nouvelle.

En n’associant Rillieux qu’à des thèmes sécuritaires, comme le port de caméra par les policiers municipaux et la généralisation de la vidéosurveillance, la majorité municipale stigmatise l’ensemble de notre commune. En tenant des propos qui dénigrent le logement social, LE MAIRE TERNIT L’IMAGE DE LA VILLE. Les événements d’envergure comme le marché de Noël, le forum des associations, le cinéma en plein air ne se font plus dans la Ville Nouvelle qui occupe pourtant une position centrale dans la commune. Reste la rénovation du centre-ville et des centres commerciaux, initiés par la précédente majorité et que la majorité municipale reprend à son compte.

Ces constats nous amènent à formuler des vœux. QUE 2017 SOIT UNE ANNEE PENDANT LAQUELLE C’EST LE VIVRE ENSEMBLE ET LA MIXITE QUI SOIENT PROMUS. SANS STIGMATISATION ET AVEC TOLERANCE AFIN QUE TOUS LES RILLIARDS PUISSENT CONTINUER D’ETRE FIERS D’UNE VILLE QUI LEUR RESSEMBLE, MUTICULTURELLE.

Catherine Ravat et Jean Christophe Darne.

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