Archives du mot-clé Rillieux-la-Pape

Intervention de Jean-Christophe Darne sur le Compte Administratif 2016

Dans la vie politique il y a des temps assez différents.

Il y a celui des campagnes électorales où les propos tenus sont des discours généraux, des promesses approximatives, des jugements parfois bien excessifs, violents, voire à la limite de l’injure. Mais il s’agit de mots et, hélas tout semble permis à certains.

Il y a aussi le moment des budgets où la confrontation avec le réel arrive ; il faut alors mettre de l’eau dans son vin. Mais néanmoins le budget est une prévision et peut comprendre des éléments d’affichage. Celui qui le présente sait très bien que tout ne sera pas exécuté, il sait très bien aussi qu’il met en œuvre ce qui a été prévu, étudié, négocié par ses prédécesseurs mais la population voit les choses à la date de réalisation ! Pourquoi ne pas en tirer profit en niant le passé récent ? En tout cas le budget contient des effets d’annonces !

Et puis il y a le moment du compte administratif. C’est un peu plus rébarbatif. Il y a beaucoup de chiffres. Qui va s’intéresser à cela ?
Pourtant c’est une sorte de juge de paix. Car le compte administratif décrit la réalité de ce qui s’est fait. Non ce que l’on a dit, annoncé, déclaré, mais ce que l’on a fait.

Voilà pourquoi mon intervention comprendra des chiffres.
Nous avons toujours choisi ici, depuis les élections municipales, de ne jamais céder à l’invective, au jugement de valeurs, mais de dire nos analyses appuyées par des faits, des données.
Depuis le début de ce mandat nous n’avons jamais été contredits sur le fond de ce que nous affirmions, car tout est vérifiable.

Aujourd’hui encore je vais donner des chiffres puisés dans les documents officiels que nous avons et que tout le monde peut vérifier. La démocratie demande aussi un peu d’effort et de concentration.

Je justifierai dans mes propos trois affirmations :

  1. Depuis 2014 la dégradation de la situation communale est forte et constante.
  2. Les priorités retenues par l’exécutif ne correspondent pas aux besoins de la commune et de la population.
  3. Sur certains aspects la qualité de l’information comptable et financière est suspecte.

I. La dégradation de la situation de la commune

 

Je veux la démontrer à partir des données de synthèse du début du compte administratif afin que chacun voie bien la globalité des données sans tomber dans des détails.

1er constat : la situation de la commune prend du retard par rapport à celle des autres communes.
Ce qui mesure la richesse d’une commune s’appelle le potentiel fiscal et financier ; il est défini par l’article L224-4 du code général des collectivités locales. Ce potentiel est à Rillieux supérieur à ce qu’il est dans la moyenne des communes de cette taille.

Et bien, en 2014 le potentiel communal par habitant était de 1 336 euros par habitant, il est en 2016 de 1 298 €, soit une diminution de 2,84 %. Nous dépassions la moyenne des autres communes de 9,06 % en 2014 et en 2016 de 7,90 %. Notre recul est donc de 12,8 %.

2nd constat : l’écart entre nos recettes réelles de fonctionnement et nos dépenses se creuse défavorablement.
En 2014 nos recettes de fonctionnement par habitant étaient de 1 345 euros. En 2016 elles sont de 1 245, soit une diminution de 7,4 %. Nos dépenses de fonctionnement sont passées elles, de 1 051 euros en 2014 à 1 070 en 2016, soit une augmentation de 1,81 %. Moins de recettes, plus de dépenses : Autrement dit la commune vit sans prendre en compte ses moyens.

Peut-on appeler cela le syndrome de l’autruche ?

3ème constat : Pour Rillieux-la-Pape, contrairement aux communes non classées prioritaires pour la politique de la ville, l’État ne s’est pas désengagé, et donc tout propos inverse est démagogique ou étroitement politicien. Les dotations perçues sont passées de 14 636 739 euros en 2014 à 15 447 122 euros en 2016, soit 5,54 % en plus. C’est d’autant plus à souligner qu’auparavant, tant en campagne électorale qu’en début de mandat, M. le Maire vous considériez que la commune dépendait trop des dotations de l’État et qu’il faudrait rééquilibrer par nos ressources propres. Pour le moment vous faites l’inverse.

4ème constat : le poids des charges de personnel dans les dépenses de fonctionnement croît constamment et atteint des sommets par rapport aux autres collectivités. En 2014, 61,02 % de nos dépenses l’étaient pour le personnel : en 2016 c’est 62,42 %. Là encore l’évolution est à l’exact opposé de vos promesses et engagements. Je vous ai déjà posé la question et la repose aujourd’hui : où allons-nous ?

5ème constat : l’endettement s’alourdit

L’encours de la dette représentait 44,2 % de nos recettes de fonctionnement en 2014, c’est aujourd’hui 48,09 %. Et ce n’est qu’un début puisque sur ce début de mandat la vente des biens immobiliers (entre autres la gendarmerie) a procuré des recettes exceptionnelles qui ont réduit très significativement les besoins de capitaux. Je vous l’ai dit lors du vote du budget : vous gérez à court terme, vous cherchez à justifier des investissements et vous en laissez la charge à vos successeurs.

II. Des choix et des priorités que nous ne partageons pas

 

Les ressources étant rares, gérer c’est choisir des priorités. Il y a là un choix typiquement politique qui montre l’importance que l’on donne à chacune des politiques communales.

Afin de ne pas surcharger mon intervention, je me contente de vous donner l’évolution des dépenses par grandes fonctions. C’est la seconde partie du compte administratif, généralement parcourue superficiellement, elle est pourtant est tout à fait instructive.

Voici donc l’évolution, à partir des données fournies, des dépenses de fonctionnement 2016 par rapport à celles de 2015 (les calculs sont faits à partir de la ligne dépenses nettes, c’est à dire dépenses moins recettes affectées) :

  • Enseignement : + 0,37 % (mais il y a augmentation du nombre d’élèves)
  • Culture : -0,18 %
  • Sports et jeunesse : +1,82 %
  • Interventions sociales et santé : -28,73 %
  • Administration générale de la collectivité : +18,08 %

 

(Je n’ai pas indiqué la fonction « action économique » car avec 96 245 euros elle pèse environ 2,5 pour mille dans le budget de fonctionnement !).

Et puis, dans le même temps où les dépenses de personnel dans le budget communal augmentent de 3,16 %, et où les dépenses de fonctionnement augmentent de 1,8 % les subventions aux associations diminuent de 0,68 % (à 2 472 259 euros).

Lorsque l’on n’arrive pas à maîtriser sa gestion il vaut mieux demander aux autres de faire les efforts, peu importe les conséquences pour la population.

Nous désapprouvons tout à fait vos choix. Il est vrai que la ville se transforme, ainsi que l’ont voulu vos prédécesseurs et vous-mêmes. Cela les habitants le constatent. Ils ne verront que trop tard l’envers du décor.

III. Des questions sur la sincérité des comptes

 

Il n’est pas dans nos habitudes d’ergoter sur des détails comptables, notre idée de la politique étant de dire le fond des différences. Cela suppose néanmoins que l’on ait confiance dans les données produites. Or sur ce compte administratif nous émettons des doutes que je vais étayer par l’analyse des acquisitions d’immobilisations (on dit investissements) de 2016 et des amortissements qui y sont liés.
Même sans aucune compétence dans ce domaine chacun va comprendre.

Les biens durables sont classés en investissements et en fonctionnement et sont amortis chaque année pour tenir compte de leur perte de valeur : ces amortissements étant, eux, inscrits en fonctionnement.

Or, qu’en est-il ?

Des dépenses de fonctionnement sont inscrites en investissements : exemple Sacs aspirateurs 97,80 € (réf 16815 page 120) immobilisés.

Des durées d’amortissements sont ridiculement élevées, exemple : lot de plantes vivaces 2 070,42 euros amorties sur 10 ans ! (bien 16216) ; illuminations (réf 16935) de 28 098 euros et (réf 17051) de 14 059 euros amorties sur 20 ans (qui est la durée prévue pour les panneaux de signalisation !) (réf 16774).

Subvention démolition tour Lyautey amortie sur 5 ans de 79 310 euros.

 

D’une façon générale vous poussez au maximum les durées d’amortissements de façon à ce que le coût annuel qu’est l’amortissement pèse le moins possible dans les dépenses de fonctionnement. J’attends avec beaucoup d’intérêt ce que dira la Cour des Comptes quand, à l’occasion de ses contrôles, elle examinera les comptes. De mon point de vue, ils manquent de sincérité sur cet aspect. Un audit particulier sur les investissements et sur les durées d’amortissement serait nécessaire.

D’autant plus que, pour certains biens, les durées d’amortissements sont, à l’inverse, anormalement réduites à un an, ce qui permet de sortir ces biens de l’inventaire ; par exemple tablette Samsung galaxy amortie en 1 an ! (réf 15964) montant 2 230,56 euros (alors que les portables Elibox sont amortis normalement en 5  ans (1 848 euros), ou fauteuil de direction ergonomique de 1 090 euros (réf 17001) amorti également en un an.

 

Monsieur le Maire, Mes Chers Collègues, l’ensemble de ces observations ne nous permettent pas de voter le compte administratif.

Hommage de Jacky Darne à Hélène Bellot

Une incomparable et infatigable amie vient de nous quitter : Hélène Bellot

Qui peut imaginer Rillieux-la-Pape sans Hélène Bellot ?

J’ai connu Hélène et Pierre, son inséparable conjoint, son complice de tout et qu’elle aimait tant, vers la fin des années 60.

Nous nous sommes rencontrés sur beaucoup de sujets : sa sensibilité particulière à l’environnement, bien avant qu’elle ne soit largement partagée ; une vraie volonté de promouvoir une véritable démocratie : écouter, entendre les points de vue, agir avec d’autres ; ne jamais être démagogue : dire quelque chose pour faire plaisir, pour convaincre, alors qu’on ne le pense pas, était une attitude étrangère à Hélène.  Sa sincérité et sa franchise étaient de tous les instants.

Hélène était le contraire de celui qui parle d’abord et réfléchit ensuite : toujours elle lisait, écoutait, pesait le pour et le contre, avant de décider ou de s’exprimer,  son sérieux étonnait.

Et ce sérieux elle le mettait dans toutes les actions qu’elle entreprenait : que ce soit pour opter  pour une motion de congrès du PS ou  pour répartir  les tracts à distribuer aux militants (elle se servait du pied à coulisses !), ou encore pour décider d’une action.

La vie d’Hélène fut bien remplie et chargée, tout autant de grandes joies que de peines, mais qui l’a entendu se plaindre ?

Sa vie militante ne commença pas par la politique. Elle avait passé 5 ou 6 ans chez Rhodiacéta comme chef d’atelier et elle m’en parlait parfois, ce passage l’a formée et marquée. Elle participa au groupe de réflexion Vie Nouvelle. Mais très vite s’engagea dans l’action locale. Son premier mandat de conseillère municipale de Rillieux (pas encore Rillieux-la-Pape) fut avec M. Vernay, maire,  de 1964 à 1971. Puis elle s’engagea pour toujours au parti socialiste dès sa création, en 1971, et anima sans  relâche l’action des socialistes dans la commune.

Durant deux mandats, 1983-1989 puis 1989-1995,  elle redevint conseillère municipale, élue sur les listes conduites par  Michel Brosset (1983)  et moi (1989). Cette élection de 1989 fut terrible. Non seulement parce que nous avons perdu (4 894 voix pour Marcel André  et 4 674 pour nous) mais surtout parce qu’à l’issue du scrutin, alors que nous nous retrouvions à la MJC, rue général Leclerc,  Hélène, en traversant, fut renversée par une voiture. Elle fut gravement blessée, elle fut emmenée aux urgences et il lui fallut un an de rééducation pour récupérer, partiellement, ses capacités physiques.

Promotrice d’actions sociales : c’est ce que nous avions indiqué sur le bulletin de vote pour les élections municipales de 1989, sous le nom, en troisième position, d’Hélène Bellot,  je crois que cela définissait bien sa place dans la ville. La fonction que remplissait  alors Cogelore lui doit beaucoup.

Il ne m’appartient pas d’évoquer en détail sa vie  familiale mais je sais l’importance qu’elle a toujours eue.  Elle eut, avec Pierre, quatre enfants Annick, Jean-Lou, Georges et Marc. Georges hélas partit trop jeune. Je garde un souvenir particulier d’Annick : à la demande d’Hélène ce fut le premier mariage que j’ai célébré comme officier d’état civil !

A Pierre et aux enfants je dis, qu’ils peuvent être fiers d’avoir eu une mère comme Hélène,  militante de toujours, toujours engagée au service de tous, toujours présente dès qu’il fallait agir pour défendre ce en quoi elle croyait : des valeurs de solidarité, de compréhension, de justice. Et nous tous qui l’avons connue savons la grandeur de cette femme que nous avons aimée.

Jacky Darne

Hélène Bellot ne sera plus présente physiquement à nos réunions…

Hélène Bellot ne sera plus présente physiquement à nos réunions…

Le conseil de RER et tous les adhérents éprouvent un grand chagrin: Hélène Bellot nous a quitté.

S’il est vrai qu’elle ne sera plus présente physiquement, longtemps elle sera avec nous par son souvenir tant sa forte personnalité a compté pour chacun de nous. Après bien des engagements que Jacky Darne décrit dans le texte qui suit, elle était, avec Pierre, depuis le début à nos côtés dans Réussir Ensemble pour Rillieux. S’engager comme elle l’a fait, a plus de 85 ans, est à son image : ne jamais se dérober, toujours être là, agir. Nous étions heureux et fiers de l’avoir près de nous, sa présence même donnait caution à nos choix tant Hélène était respecté par chacun. Elle l’était par sa sincérité et sa fidélité mais aussi par sa droiture : dans aucun moment de sa vie elle n’a recherché des avantages matériels, des places… sa modestie n’avait d’égal que la pertinence de ses analyses.

Il y a des stars d’un jour, il y a des décorations conjoncturelles et il y aussi des Hélène Bellot qui font progresser la société par leur perspicacité, par leur capacité de respecter des autres, par leur persévérance.

Tous à RER assurons de notre amitié Pierre Bellot, les enfants d’Hélène, toute sa famille.

Au second tour des présidentielles nous appelons à voter Emmanuel Macron

En 2002, au second tour, Jean-Marie le Pen obtenait 18 % des suffrages.

Les sondages donnent aujourd’hui plus du double à Marine Le Pen.

 

Pour l’essentiel le fond idéologique et politique de leurs discours est le même ; il est à l’opposé de ce qui fonde nos engagements pour la liberté, pour l’égalité et pour la fraternité, et de tout ce que dit la déclaration universelle des droits de l’homme.

 

Si au premier tour nous n’avions pas à nous exprimer puisque les membres de R.E.R. font des choix politiques diversifiés, il n’en est pas de même aujourd’hui.

 

Nous avons un devoir : faire que le nombre de voix qu’obtiendra la candidate du Front National soit le plus faible possible.

 

Pour cela non seulement nous devons tous voter mais aussi discuter avec tous ceux qui, peut-être déçus des résultats du premier tour, envisageraient de s’abstenir.

 

Toutes les orientations, tout le programme d’Emmanuel Macron sont l’antithèse de ceux du Front National.

 

C’est pourquoi nous vous appelons à voter Emmanuel Macron.

 

Nous voulons une France, et une commune, généreuses et fraternelles car c’est une condition pour promouvoir la justice sociale et préserver l’avenir de la planète.

Notre Tribune de février 2017 : La Démocratie se batit sur le dialogue

LA DEMOCRATIE SE BATIT SUR LE DIALOGUE, PAS SUR L’INVECTIVE.

Déjà dans cette tribune, il nous est arrivé de noter que les espaces de discussion à Rillieux-la-Pape ont été cadenassés. Ce constat, nous le faisons encore alors même que les espaces d’expression sont multipliés, tout spécialement grâce au numérique. Les vœux du maire sont disponibles en ligne mais il est impossible de débattre avec lui lors du conseil municipal. Lors de réunions publiques, il est possible de s’exprimer mais toute divergence est tournée en ridicule. Un reportage de France 2 est l’occasion de multiples altercations masquant le fond du problème et les actions à mener. Le projet d’un fast-food tourne au pugilat via les réseaux sociaux et la presse, manquant de dignité et ne permettant pas d’apporter une réponse constructive.

Nous sommes dans l’opposition et bien sûr, il nous arrive de nous opposer. NOTRE ROLE EST DE FAIRE ENTENDRE SOUVENT UN POINT DE VUE DIFFERENT. Tout au long de nos interventions, nous nous efforçons d’informer, de critiquer, d’être force de proposition mais sans jamais nous départir de la politesse que la démocratie instaure entre les parties. EST-CE PARCE QUE NOUS SOMMES LES SEULS A NOUS PREOCCUPER DAVANTAGE DE LA VILLE QUE D’UNE CARRIERE POLITIQUE ?

Ce ne sont pas les postures, les effets de style et le manque de respect qui permettent de construire Demain pour notre commune.

Catherine Ravat et Jean Christophe Darne.

Retrouvez les autres tribunes des mois précédent en cliquant ici

Notre Tribune de Janvier 2017 : Rillieux-la-Pape, une ville Multiculturelle

RILLIEUX, VILLE MUTICULTURELLE ET FIERE DE L’ETRE !

RILLIEUX EST UNE VILLE MOSAÏQUE dont la diversité est la fierté. Il est vrai que Rillieux la Pape est née de la fusion de deux villages traditionnels. Ce qui les cimente, c’est la Ville Nouvelle. C’est dans la Ville Nouvelle qu’il y a le plus de logements sociaux. C’est aussi là que la diversité d’âge, d’origine et de statut social est la plus grande. C’est plus de 2/3 des rilliards qui habitent la Ville Nouvelle.

En n’associant Rillieux qu’à des thèmes sécuritaires, comme le port de caméra par les policiers municipaux et la généralisation de la vidéosurveillance, la majorité municipale stigmatise l’ensemble de notre commune. En tenant des propos qui dénigrent le logement social, LE MAIRE TERNIT L’IMAGE DE LA VILLE. Les événements d’envergure comme le marché de Noël, le forum des associations, le cinéma en plein air ne se font plus dans la Ville Nouvelle qui occupe pourtant une position centrale dans la commune. Reste la rénovation du centre-ville et des centres commerciaux, initiés par la précédente majorité et que la majorité municipale reprend à son compte.

Ces constats nous amènent à formuler des vœux. QUE 2017 SOIT UNE ANNEE PENDANT LAQUELLE C’EST LE VIVRE ENSEMBLE ET LA MIXITE QUI SOIENT PROMUS. SANS STIGMATISATION ET AVEC TOLERANCE AFIN QUE TOUS LES RILLIARDS PUISSENT CONTINUER D’ETRE FIERS D’UNE VILLE QUI LEUR RESSEMBLE, MUTICULTURELLE.

Catherine Ravat et Jean Christophe Darne.

Retrouvez les autres tribunes des mois précédent en cliquant ici

Maçons à vos truelles ! Tribune libre de Jacky Darne

jacky

Tribune Libre de Jacky Darne :

Maçons à vos truelles !

Ancien premier secrétaire de la fédération du Rhône du parti socialiste (et ancien maire de Rillieux-la-Pape, ancien député, ancien vice-président du Grand Lyon)

 

Chacun sait que François Mitterrand n’était pas communiste et qu’il y avait des ministres communistes au gouvernement.  Moins nombreux sans doute ceux qui se souviennent qu’au congrès d’Epinay, en 1971, les analyses étaient très divergentes entre ceux qui fondèrent le PS. Ce rappel seulement pour dire que, dans notre histoire récente, il y a aussi eu, à gauche,  bien des difficultés, bien des surprises mais aussi des solutions.

 

Aujourd’hui il est nécessaire de se garder d’approches qui conduisent à des impasses :

 

  1. Dire que finalement les divergences ne sont pas si grandes que cela, d’Emmanuel Macron à Jean-Luc Mélenchon, et que l’on peut trouver des accords électoraux, tant pour l’élection présidentielle que pour les législatives, c’est nier l’importance des différences d’analyses, faites par des personnes que l’on peut toutes considérer comme de bonne foi.
  2. Dire que parce que les différences sont réelles les « gauches », ou ceux qui voient autrement les clivages (Macron), sont irréconciliables, qu’il n’y a rien d’autre à faire que de construire des chapelles distinctes. Cette posture conduit tout droit à la quasi disparition de tous, tant la division extrême est perdante. Elle ouvre un boulevard à ceux qui veulent transformer notre société soit en un marché soit en une citadelle.
  3. Penser que le principal c’est de sauver les partis et les structures existantes afin de garder des sièges aux législatives, parce que l’on pense qu’ensuite la droite sera à son tour impopulaire, et qu’alors le retour au pouvoir sera possible, c’est la négation même de la politique. C’est agir pour des places.

 

Il convient ensuite de vérifier si l’on est d’accord sur trois analyses de l’évolution politique du pays et des rapports de force :

  1. La droite, l’extrême droite et le populisme, dans un contexte de crise mondiale (économique culturelle, démocratique) voient l’audience de leurs valeurs progresser dans les opinions françaises, européennes, mondiales (Pologne, États-Unis, Autriche, des exemples parmi tant d’autres).
  2. Le pouvoir est diffus ; personne ne croit que le respect des promesses du maire comme celles du président de la république française ne dépendent que de leurs propres décisions. Le poids des très grosses entreprises, du système financier, des entités supranationales (Europe, accords internationaux) fait que, sur bien des points, nous subissons. Nous gardons des marges de manœuvre mais il faut dire lesquelles et comment elles sont mises en œuvre.
  3. Le besoin de changement est constant car l’évolution des  techniques, des relations, des pensées et des comportements font qu’en permanence il faut adapter les organisations et les modes d’action. Or nos partis ont un fonctionnement qui est à peu près le même depuis 50 ans. Le décalage entre les réponses de ces organisations politiques et l’attente des gens croît.

 

Quelles réponses ?

  1. D’abord avoir une posture respectueuse de tous et attentive, n’injurier ou ne cataloguer personne. Cela permet de ne pas minimiser les divergences d’analyse mais ouvre un espace possible de négociations pour trouver des compromis de gestion.  De l’entreprise aux familles, il ne manque pas de lieux où les oppositions sont parfois fortes mais  où des d’accords, résultant de négociations, évitent    l’échec.  Un compromis ce n’est ni manger son chapeau, personne n’a à renoncer à ses idées, ni imposer ses vues à tous.  En 1945 (le Conseil National de la Résistance réunit syndicats et partis allant du parti communiste aux démocrates populaires) comme en 1981 (programme commun d’abord puis gouvernement très pluriel)  ce fut cela.
  2. Laissons passer les primaires organisées par le Parti socialiste, elles sont enclenchées et permettront de clarifier certaines analyses et propositions,. Dès celles-ci  terminées, engageons simultanément au niveau local (départemental par exemple) et au niveau national un échange avec toute les forces sociales qui l’acceptent (partis politiques -anciens ou nouveaux- , organisations syndicales, associations…). Un débat est nécessaire  non pour gérer les  échéances électorales mais faire vivre autrement l’espace public avec les citoyens. Ils ne peuvent  être seulement spectateurs d’une vaine agitation politique.

Notre Tribune de Décembre 2016

BILAN DES CONSEILS CITOYENS : TOUJOURS PAS DE GOUVERNANCE PARTAGEE.

Il y a 8 mois, les Conseils Citoyens ont été créé à Rillieux. Ces conseils proviennent d’une obligation légale dans le cadre de la Politique de la Ville. Les Conseils Citoyens étaient l’occasion de dynamiser la participation des habitants et de mettre la Démocratie Participative au service de notre commune.

Les Conseils Citoyens ont rendu public leur conclusion lors du Conseil Municipal du 16 novembre 2016.

Quel bilan en tirer ?

Leur fonctionnement d’abord : Aucune information alors que, tout autant que leurs conclusions, c’est leur fonctionnement qui est important. En effet, le nombre de participants, la régularité des sessions, l’assiduité des membres, donnent du poids et de la légitimité aux propositions. UN BILAN INCOMPLET.

Les résultats : les Conseils Citoyens ont travaillé sur 3 sujets. Au final, des propositions concrètes, intéressantes. Exemple : des améliorations pour le fléchage des pistes cyclables, l’ouverture d’un passage entre les commerces : Les Boucheries André et la Halle. Nous sommes quand même obligés de constater que leurs travaux restent à l’échelle de la vie quotidienne. Ces Conseils n’ont pas été impliqués dans les projets de rénovation de la commune, pourtant nombreux et d’envergure. FINALEMENT LA DEMOCRATIE PARTICIPATIVE RATE SON DEPART.

Toujours pas de co-construction des projets, LES HABITANTS TOUJOURS PAS ASSOCIES au développement de notre ville. Le maire a conservé la lettre de ces conseils mais Monsieur VINCENDET EN A CONFISQUE L’ESPRIT.

Catherine Ravat et Jean Christophe Darne.

Retrouvez les autres tribunes des mois précédent en cliquant ici

Retour sur le conseil Municipal du 16 novembre 2016

IMPRESSIONS…  IMPRESSIONS…

Assistance moyenne, plus de calme dans la salle… la sérénité gagnerait-elle du terrain ?

D’entrée de jeu, Monsieur Le Maire, modifie l’ordre du jour, en commençant par le Conseil Citoyen, morceau de roi d’un ordre du jour par ailleurs bien sage. Trois groupes ont ainsi travaillé sur des thèmes choisis en amont : la rénovation urbaine, l’amélioration du cadre de vie avec la gestion des déchets, le vivre ensemble. Deux habitants, au cours d’une interruption de séance proposée par Le Maire, disent et leur satisfaction d’avoir acquis une vision globale de la ville, et leur désir d’aller plus loin : 6 séances, c’est peu, il faudrait un groupe permanent doté de moyens pour assurer le suivi, nouer des liens avec la Métropole, etc… ; Jean-Christophe Darne rebondit sur ces dernières remarques : il a fallu attendre 18 mois avant la mise en place de ces Conseils Citoyens… ces conseils sont-ils indépendants ? On peut en douter. Par ailleurs, aussi indépendants soient-ils, ils sont loin de la « co-construction » prévue par la loi… ;

Monsieur le Maire ne se laisse pas ébranler : Rillieux fait partie des 400 premières villes (sur 3000) à avoir lancé des Conseils Citoyens, qui s’adressent aux habitants de toute la ville, et les invitent à travailler en toute indépendance. Il y a là des bourses aux idées, un brassage des habitants tout à fait positif, et qui ne peut que s’améliorer… A suivre donc, avec vigilance !

Philippe De La Cruz présente, dans le cadre de la démarche Cit’Ergie, le projet de développement du photovoltaïque, mené avec l’Association «Toit en transition». L’équipement des toits de l’Ecole Castellane est ainsi inscrit dans les 12 projets de cette Association. Et pour détecter les fuites thermiques des habitations, la ville se propose de travailler… avec des drones !! Deux expériences vont être lancées à Vancia et à Crépieux ; les résultats seront partagés avec les habitants qui pourront ainsi prendre les dispositions nécessaires .

Monsieur Le Maire évoque ensuite rapidement la réhabilitation de la place Canellas, présentée dans une réunion publique qui a, semble t-il, rassuré le plus grand nombre. «Mais pourquoi rien sur la place de la Roue ?» demande un élu de la Gauche Unie ; «mais parce que la place de la Roue relève de la Métropole !» s’exclame Monsieur Vincendet qui en profite pour dénoncer les promesses non tenues depuis 2001-2008…. «Vous avez menti aux habitants, vous les avez trompés…» Le ton est vif, les échanges aussi. Sérénité, sérénité où t-es-tu envolée ? Et cela continue avec la proposition, apparemment anodine, d’une augmentation de crédit pour l’extension du système de vidéo protection. Marc Cachard dénonce la surenchère en cameras au détriment d’un travail de prévention, Monsieur le Maire lui répond en évoquant « son double langage et sa mauvaise foi » , « c’est faux ! » aucun ne s’écoute, chacun coupe la parole à l’autre… et c’est Jean Christophe Darne qui ramène le calme en rappelant que le point à l’ordre du jour ne justifie en rien une discussion aussi âpre !

La séance se termine heureusement par un éclat de rire… imprévu. Un élu de la Gauche Unie demandant si dans leur nouvelle charte, les Atsem devaient chaque année participer au mouvement, Catherine Ravat coupant l’herbe sous les pieds du Maire, s’exclame alors ; avec vigueur : « non ! Elles ne participent au mouvement que si elles désirent changer de place… » Rire de Monsieur Le Maire qui remercie Catherine et lui propose de se joindre à la majorité municipale, « maintenant ! non ! » « alors, plus tard ? » « NON ! »…. rires, soulagement général et fin rapide de la séance à 20 h45. Un record !

Au prochain Conseil Municipal, le jeudi 15 décembre !

Catherine Lasserre