Conseil du 24 Septembre 2015 : La révision du PLU-H par Jean-Christophe Darne

Conseil Municipal du 24 septembre 2015
Intervention de Jean-Christophe Darne sur le PADD – PLUH

Monsieur le Maire, chers Collègues

 

Le rapport que nous examinons aujourd’hui a un caractère de nouveauté pour la majorité des conseillers, ce qui n’est pas le cas pour ceux qui siégeaient dans le mandat précédent.

 

En effet notre conseil a déjà débattu du PADD et du PLU lors de sa séance du 24 juin 2013. Il a même été tenu une réunion publique de présentation qui a eu lieu en présence de Martine David et d’Olivier Brachet, alors vice-présidents en charge du dossier.

 

S’il y a nouveau débat aujourd’hui c’est pour tenir compte de l’arrivée de la commune de Quincieux au sein de la Métropole et pour préciser le dialogue avec les communes, après le passage de Communauté Urbaine à Métropole mais, quant au fond, les modifications sont tout à fait mineures.

 

Nous voulons donc aujourd’hui dire notre accord pour le contenu du document, mais nous interviendrons aussi sur les orientations que défendra la commune dans les discussions en cours et à venir.

 

Notre accord tout d’abord tient en ce que notre Métropole peut s’enorgueillir d’avoir su développer une cohérence si forte dans son développement que le précédent Plan Local de l’Habitat comme le Plan Local d’Urbanisme ont été votés à l’unanimité par les groupes politiques communautaires.

Pourtant les enjeux en matière d’utilisation de l’espace et la réalisation de logements sont particulièrement forts.

Les contradictions sont toujours présentes et je les formule très brièvement :

 

  • Comment, dans notre Métropole, accueillir 150 000 habitants de plus d’ici 2030 sans concentration excessive, sans étalement urbain, en maintenant les espaces naturels tout en apportant des réponses aux déplacements ?

 

  • Comment, dans notre Métropole, concilier le dynamisme économique et la nécessaire prise en compte des habitants ? Comment, par exemple, faire pour que les prix des logements n’explosent pas et que les habitants trouvent à se loger à coût modéré, dans des logements suffisamment isolés pour que les charges non plus n’explosent pas ?

 

  • Comment, dans notre Métropole, faire face au changement climatique et aux enjeux environnementaux quand on voit déjà le nombre de jours où la pollution est excessive par rapport à des normes que certains jugent insuffisamment ambitieuses ?

 

  • Comment assurer un développement suffisamment harmonieux pour réduire la nécessité des déplacements et apporter des emplois aussi bien très qualifiés de recherche et d’innovation, que des emplois moins qualifiés.

 

Tous ces enjeux sont, explicitement ou pas, pris en compte, au moins dans le diagnostic et dans les objectifs, même s’il reste le plus difficile : les décliner concrètement. Et c’est bien pourquoi nous approuvons ce document.

 

Mais la question principale pour nous, ici, c’est de dire quelles sont les conséquences pour notre commune et, par conséquent exprimer clairement nos priorités et nos choix.

 

Les conséquences d’abord sont principalement au nombre de trois :

  1. notre priorité doit être l’emploi, donc le développement économique, et si possible au service de notre population, en prenant en compte ses caractéristiques ;
  2. notre second axe est la réalisation de logements, non seulement parce que nous devons prendre notre part d’un accueil de populations nouvelles mais aussi pour assurer l’équilibre et le dynamisme de notre commune.
  3. la troisième priorité est de préserver ce qui fait de notre commune un territoire qui a de nombreux atouts, en particulier un bon équilibre entre les espaces naturels qui permettent une respiration et l’urbanisation. Nous avons su maintenir entre Rillieux-la-Pape et Caluire une zone d’intérêt de l’agglomération, nous avons entre le village et Vancia des espaces naturels qu’il faut conserver, nous avons des espaces protégés que nous ne devons pas détruire, nous avons à garantir la qualité de l’eau, puisée dans notre commune au profit de toute l’agglomération.

 

Les choix à faire en conséquence s’imposent pour certains (espaces naturels à préserver) mais nécessitent des choix pour d’autres questions essentielles, j’en cite trois importantes.

  • L’augmentation de la population et des logements (chez nous et chez nos voisins) va amplifier les problèmes de déplacements et de nuisances dues aux transports. Nous avions à plusieurs reprises esquissé des réponses à la traversée du village comme des réponses aux points d’étranglement que sont le nœud des îles comme le pont Poincaré, ce qui rend toujours aussi déterminant l’amélioration des transports collectifs. Ce qui était nécessaire hier devient indispensable aujourd’hui.
  • La localisation des espaces commerciaux : chacun connaît bien les enjeux. Le commerce, c’est bien, à condition que l’excès d’offres ne tue pas les commerces situés à des endroits moins bien exposés. Les travaux du SDU, les études faites par la chambre de Commerce nous ont permis jusqu’ici d’apporter des réponses assez équilibrées, même si l’on doit bien constater que le commerce à l’intérieur de la ville nouvelle ne va pas. La rénovation du Bottet est, entre autres, faite pour corriger cela. Mais cela suppose : de ne pas créer une concurrence excessive ailleurs. Ostérode ne doit pas se transformer en zone commerciale,
  • La troisième c’est la nécessité d’un plan de discussion avec nos partenaires et avec les habitants. Un PLUH a une grande importance pour l’avenir de tous ceux qui vivent sur notre territoire communal. Il convient donc que l’expression soit la plus ouverte possible.

 

Mes chers collègues, pour important que soit le dossier d’aujourd’hui il l’est moins que les discussions à venir en prévision du vote définitif du PLUH par la Métropole, vote qui est prévu pour fin 2017.

Nous aurons donc, nous l’espérons, de nouveaux débats.

Jean-Christophe Darne, conseiller municipal