L’échec d’une politique municipale dangereuse pour les habitants à Rillieux-la-Pape

Un adolescent de 13 ans, Hakim, a été mordu par un chien de la police municipale. Le chien a été préalablement laissé libre par le maître-chien afin de rechercher un autre jeune. La victime a eu 21 jours d’incapacité temporaire.

Dans tous les cas, c’est une bavure : il n’est pas concevable qu’un chien policier attaque un jeune sans défense. D’autant que, d’après le journal Le Progrès, il descendait d’un bus et n’avait rien à voir avec celui recherché.

En tant que citoyens et qu’élus municipaux d’opposition, nous exprimons à ce jeune notre solidarité et lui affirmons que ces faits sont condamnables.

Nous déplorons que le maire, dans un communiqué tardif, passe l’essentiel de son texte à fustiger qui lui demandent des comptes et attendent qu’il se positionne. Ces actes sont sous sa responsabilité.
L’attitude constante de mépris du maire envers ceux qui n’approuvent pas ses paroles et ses actes devient de plus en plus insupportable. Chacun a droit d’être considéré même s’il est d’un avis contraire au sien.

Ce fait montre la faiblesse de l’action municipale. La maire ne manque jamais une occasion de vanter sa politique de sécurité. Bien des signes montrent qu’elle est un cuisant échec : la rotation très forte des effectifs de la police municipale en est un indice. Affirmer que la politique sécuritaire est une priorité est un peu court. Les caméras, qu’elles soient dans les rues ou sur les policiers, ne suffisent pas à empêcher violences et incendies de voiture. La coupure entre les jeunes de la commune et la municipalité est très forte.

Vivre ensemble est un objectif qui n’est pas celui du maire. 

Il faudrait qu’il comprenne qu’une caméra n’a jamais remplacé une politique jeunesse, absente, que les actions pour l’école, pour le sport, pour la culture, pour la vie associative sont tout autant décisives pour la tranquillité publique que l’action des services chargés de l’ordre. Embaucher des policiers est peut-être nécessaire. Mais faire qu’une crèche soit privatisée, que la commune se désengage de l’aide aux personnes âgée, réduire les subventions aux associations… c’est mettre en œuvre la réduction le vivre ensemble dans nombre d’activités sportives, sociales, culturelles.

Nous demandons, comme nous le faisons régulièrement, un vrai débat au sein des instances communales sur la politique de sécurité.

La démocratie, ce n’est pas de faire que de la communication c’est aussi donner de l’information, réunir les instances, écouter et évaluer.

Nous demandons au maire de présenter ses excuses à Hakim, victime du chien et d’être plus à l’écoute des habitants.
Jean-Christophe Darne et Catherine Ravat.