Retour sur le conseil Municipal du 16 novembre 2016

IMPRESSIONS…  IMPRESSIONS…

Assistance moyenne, plus de calme dans la salle… la sérénité gagnerait-elle du terrain ?

D’entrée de jeu, Monsieur Le Maire, modifie l’ordre du jour, en commençant par le Conseil Citoyen, morceau de roi d’un ordre du jour par ailleurs bien sage. Trois groupes ont ainsi travaillé sur des thèmes choisis en amont : la rénovation urbaine, l’amélioration du cadre de vie avec la gestion des déchets, le vivre ensemble. Deux habitants, au cours d’une interruption de séance proposée par Le Maire, disent et leur satisfaction d’avoir acquis une vision globale de la ville, et leur désir d’aller plus loin : 6 séances, c’est peu, il faudrait un groupe permanent doté de moyens pour assurer le suivi, nouer des liens avec la Métropole, etc… ; Jean-Christophe Darne rebondit sur ces dernières remarques : il a fallu attendre 18 mois avant la mise en place de ces Conseils Citoyens… ces conseils sont-ils indépendants ? On peut en douter. Par ailleurs, aussi indépendants soient-ils, ils sont loin de la « co-construction » prévue par la loi… ;

Monsieur le Maire ne se laisse pas ébranler : Rillieux fait partie des 400 premières villes (sur 3000) à avoir lancé des Conseils Citoyens, qui s’adressent aux habitants de toute la ville, et les invitent à travailler en toute indépendance. Il y a là des bourses aux idées, un brassage des habitants tout à fait positif, et qui ne peut que s’améliorer… A suivre donc, avec vigilance !

Philippe De La Cruz présente, dans le cadre de la démarche Cit’Ergie, le projet de développement du photovoltaïque, mené avec l’Association «Toit en transition». L’équipement des toits de l’Ecole Castellane est ainsi inscrit dans les 12 projets de cette Association. Et pour détecter les fuites thermiques des habitations, la ville se propose de travailler… avec des drones !! Deux expériences vont être lancées à Vancia et à Crépieux ; les résultats seront partagés avec les habitants qui pourront ainsi prendre les dispositions nécessaires .

Monsieur Le Maire évoque ensuite rapidement la réhabilitation de la place Canellas, présentée dans une réunion publique qui a, semble t-il, rassuré le plus grand nombre. «Mais pourquoi rien sur la place de la Roue ?» demande un élu de la Gauche Unie ; «mais parce que la place de la Roue relève de la Métropole !» s’exclame Monsieur Vincendet qui en profite pour dénoncer les promesses non tenues depuis 2001-2008…. «Vous avez menti aux habitants, vous les avez trompés…» Le ton est vif, les échanges aussi. Sérénité, sérénité où t-es-tu envolée ? Et cela continue avec la proposition, apparemment anodine, d’une augmentation de crédit pour l’extension du système de vidéo protection. Marc Cachard dénonce la surenchère en cameras au détriment d’un travail de prévention, Monsieur le Maire lui répond en évoquant « son double langage et sa mauvaise foi » , « c’est faux ! » aucun ne s’écoute, chacun coupe la parole à l’autre… et c’est Jean Christophe Darne qui ramène le calme en rappelant que le point à l’ordre du jour ne justifie en rien une discussion aussi âpre !

La séance se termine heureusement par un éclat de rire… imprévu. Un élu de la Gauche Unie demandant si dans leur nouvelle charte, les Atsem devaient chaque année participer au mouvement, Catherine Ravat coupant l’herbe sous les pieds du Maire, s’exclame alors ; avec vigueur : « non ! Elles ne participent au mouvement que si elles désirent changer de place… » Rire de Monsieur Le Maire qui remercie Catherine et lui propose de se joindre à la majorité municipale, « maintenant ! non ! » « alors, plus tard ? » « NON ! »…. rires, soulagement général et fin rapide de la séance à 20 h45. Un record !

Au prochain Conseil Municipal, le jeudi 15 décembre !

Catherine Lasserre

Rillieux-La-Pape mérite bien un mandat complet !

L’élection présidentielle n’est qu’un horizon mais Alexandre Vincendet a déjà déclaré sa candidature pour être député de la 7ème circonscription du Rhône. La loi limite le cumul des mandats : s’il est élu, Alexandre Vincendet ne pourra pas être à la fois maire et député. Au vu de la démarche qu’il adopte, il est logique de penser qu’IL DEVRA DONC DEMISSIONNER DE SA FONCTION DE MAIRE.

Il veut donc nous faire croire qu’il a fait le tour de la fonction de maire en moins de 3 ans.

Nous pensons plutôt que c’est un homme pressé, plus soucieux de faire une carrière en politique que d’exercer un mandat au service des habitants. Rillieux-la-Pape semble être pour lui plus un marchepied qu’une responsabilité politique au sens noble du terme. Il aura donc mis à profit notre ville pour sa propre promotion, plus soucieux de lui-même que de ces électeurs. On comprend ainsi mieux qu’il prenne à la légère les questions de gestion de la commune et le bien-être des habitants. VINCENDET N’HABITE PAS DEPUIS LONGTEMPS NOTRE COMMUNE ET BIENTOT IL SERA REPARTI.

Enfin, cette candidature est en pleine contradiction avec les propos qu’il a régulièrement tenu depuis 2014, insistant sur le fait que notre ville avait besoin d’un maire à temps plein. Il n’est pas capable de respecter un mandat de 6 ans. Cette attitude discrédite la politique.

Rillieux-la-Pape mérite un engagement plus sincère. Ne mélangeons pas politique et carrière.

Jean-Christophe Darne et Catherine Ravat.

Diversité Culturelle et Religieuse. Quelle Ethique pour l’Entreprise ?

Débats…Débats…..Débats…

 

Il m’a semblé intéressant de vous rendre compte d’une conférence organisée par Perica et donnée par Patrick Banon, sur le thème :

    LES ENJEUX ACTUELS DE LA DIVERSITE CULTURELLE ET RELIGIEUSE. QUELLE ETHIQUE POUR L’ENTREPRISE ?

 

Si, pendant des siècles, la France, ainsi que la majorité des pays, a été dominée par une religion contribuant à l’organisation de la société, la situation actuelle est totalement différente : la France compte aujourd’hui 350 religions dans le contexte actuel de mondialisation. Comment accompagner ces différences, d’autant que l’on observe une vraie vitalité, voire une radicalisation de la pratique religieuse ? Pour exemple, 28 % des Musulmans sont très traditionalistes, et la majorité d’entre eux sont des jeunes de moins de 20 ans.

L’école d’abord, puis les hôpitaux ont été depuis quelques années confrontés à la montée de revendications culturelles ou religieuses. C’est aujourd’hui le tour de l’entreprise. Si la question a été longtemps évitée, elle est maintenant difficilement évitable : 25 % des DRH (Directeurs des Ressources Humaines) ou des dirigeants d’entreprises sont aujourd’hui confrontés à des questions religieuses. Alors quelle attitude adopter, quelles réponses apporter ?

A première vue, la situation de la France, unique dans le monde, est simple : la France est depuis 1905 un pays laïc où l’Etat ne reconnait ni n’interdit les religions, où seuls l’Etat et le service public sont astreints à la stricte neutralité, où chacun peut afficher ses opinions politiques, religieuses ou autres en totale liberté, que ce soit dans l’entreprise ou ailleurs, dans la mesure où cela ne porte pas atteinte à l’ordre public. En France, c’est le principe d’égalité qui domine, alors que dans les pays anglo-saxons l’essentiel est la liberté. Ainsi, en Grande Bretagne, l’épineux problème à l’université des Sikhs avec leur turban et leur poignard a fait l’objet…. d’une dérogation pour eux ; ainsi le mariage forcé n’y a été interdit qu’en…. 2015 !

La situation française apparait donc simple puisque la loi dit ce qu’il ne faut pas faire. Ainsi, en dehors du service public, on ne peut avoir dans aucun règlement une interdiction ou une diminution de la religion : par exemple, concernant la question du voile, on ne peut en inscrire l’interdiction… sauf pour des questions d’hygiène… mais il faut que cela soit motivé. Alors, que faut-il faire face à la montée des revendications ??

Une partie de l’opinion publique a voulu durcir le ton et la loi… Ainsi, la Loi Travail qui vient d’être votée apporte sur cette question une réponse très controversée, en introduisant la neutralité religieuse dans l’entreprise. Il y a là un pas dangereux et possiblement contraire à ce que disent notre Constitution et La Convention Européenne Des Droits De L’Homme sur les libertés. Est-il sage d’introduire dans les règlements des entreprises ces dispositions, très floues au demeurant, «imposant» la neutralité religieuse ? Faut-il vraiment une loi ?…

Mais la question est toujours là, qui demande réponse… Faut-il d’abord interroger les religions ? Non ! Parce que les religions ne parlent pas, ce sont les hommes qui parlent ; ainsi, rien dans le Coran sur la question du voile, et c’est l’apôtre Paul à Corinthe qui demande aux femmes de porter le voile…. Il faut donc interroger des critères légaux : l’acceptation de la demande culturelle ou religieuse remettra-t-elle en question la sécurité ? Les règles d’hygiène, de santé ? La liberté d’autrui ? Les conditions d’inscription, de participation ? L’organisation de l’activité ? Le droit commun ?… Les textes actuels sont largement suffisants pour permettre les restrictions inhérentes à la nature de la tâche à accomplir sans contrevenir aux libertés fondamentales.

Les entreprises sont et seront donc confrontées à la montée des demandes culturelles ou religieuses, c’est là une situation incontournable. La loi de 1905 pose le cadre juridique, elle ne doit pas être le prétexte à une conception belliqueuse de la laïcité, mais bien plutôt être une invitation au débat, dans le respect des valeurs de liberté, de fraternité qui fondent notre vivre ensemble, en France… et à Rillieux !

Catherine Lasserre

Notre Tribune de novembre 2016

GENEROSITE ET SOLIDARITE SONT-ELLES DES VALEURS DE DROITE ?

Dans le but de démanteler la jungle de Calais, le gouvernement demande aux régions de répartir sur leur territoire des migrants.

Pour la région Auvergne Rhône Alpes, qui compte près de huit millions d’habitants, il faudrait répartir dans plusieurs centres d’hébergement, existants ou à créer, sur différents territoires, 1 800 migrants. Laurent Wauquiez, Président de la région s’oppose.

Les migrants dont il est question, sont des êtres humains qui ont dû quitter famille et pays, subir des violences et faire face à la mort.

ACCUEILLIR CES MIGRANTS SERAIT DONC FAIRE PREUVE DE GENEROSITE. Ils sont déjà en France, à vivre dans des conditions indignes. En aucun cas cela ne représente le risque d’encourager d’autres arrivées, car ce qui motive les arrivées de migrants ce n’est pas les conditions d’accueil mais la fuite de la guerre…

ACCUEILLIR CES MIGRANTS SERAIT AUSSI FAIRE PREUVE DE SOLIDARITE ENTRE TERRITOIRES FRANÇAIS. La région des « Hauts de France » ne peut à elle seule tout prendre en charge.

La France a toujours été une terre d’asile à grande et petite échelle. Rillieux-la-Pape a accueilli des migrants espagnols, hmong, libanais …qui eux, aussi fuyaient la guerre.

Alexandre Vincendet qui communique beaucoup ne s’est pas exprimé. Est-ce parce qu’il appartient au même parti politique ? Ou parque qu’il partage ce point de vue ?

Décidément NON. : GENEROSITE ET LA SOLIDARITE NE SONT PAS, actuellement, des valeurs de droite.

Catherine Ravat et Jean Christophe Darne.

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