Rétablir la vérité sur le Projet Médicréa et la cantine au Collège Maria Casarès

medicreaRéactions suite à l’Intervention de notre jeune nouveau Maire sur le projet Médicréa et les problèmes de cantines pour les collégiens de la ville :

 

 

Voici ses propos lors du dernier conseil de la métropole :
« depuis 10 ans mes prédécesseurs par leur inaction et leur frilosité ont fait comprendre aux investisseurs que ce rond-point ne se ferait pas, qu’ils n’avaient qu’à le financer eux-mêmes. Médicréa avait donc identifié un terrain aux Etats-Unis et se préparait à quitter la France comme le font tant d’entreprises. Cette société ne se plaignait pas des charges ou des impôts, elle ne comprenait pas pourquoi, alors qu’elle consentait un investissement de plus de 15 millions d’euros, les collectivités locales, notamment l’ancien conseil général du Rhône, n’étaient pas capables de lui financer un rond-point.
Forcément les socialistes de la La Métropole de Lyon ne m’ont pas chaleureusement applaudi mais sans notre opiniâtreté, un fleuron des biotechnologies serait aujourd’hui aux Etats-Unis et pas à Rillieux-la-Pape. »

Et ensuite « Mon intervention sur la création d’une cantine à Maria Casarès en particulier et au sein de tous les collèges de La Métropole de Lyon en général n’a pas vraiment porté ses fruits. Je m’entretiendrai dans les jours qui viennent avec le nouveau principal: nous ne pouvons pas laisser nos collégiens dans une situation d’inégalité. Comment des parents à qui la Métropole augmente les Impôts en leur expliquant qu’elle va mieux gérer que le Conseil Général peuvent-ils comprendre que rien ne change et que leurs enfants collégiens sont moins égaux que les autres ? »

Voici mon commentaire :
Le projet Médicréa est un vieux projet que j’ai suivi tout au long de mon mandat. Les affirmations du maire relèvent de l’intox ou sinon, plus grave il ne connaît pas ce dossier…

Concernant le rond-point c’est à la demande du PDG, pour faciliter l’accès à son entreprise, que le Conseil Général de l’époque a accepté le principe de création. Il fallait trouver le financement non prévu dans la PPI du CG (pour rappel il fallait financer le Musée des Confluences à 310 millions d’euros et gérer les prêts toxiques de M. Mercier, président de DROITE du CG !!), Mr Sournac (PDG de Médicréa) a proposé de payer une partie des travaux, ce qui fut acté par une convention signée par les 3 parties (CG, Ville et Médicréa), de mémoire en 2010/2011. Ce projet a mis du temps à sortir de terre car il fallait que M. Sournac gère l’aspect social du regroupement de son entreprise (dont une partie de la production se trouve à Nantes et dans l’Ain) et le montage financier de l’opération (holding immobilière). Est venu ensuite le temps du permis de construire (2 dépôts, de mémoire) avec à chaque fois des discussions avec les riverains, la société et la ville pour limiter les nuisances visuelles et sonores. La concertation a fait évoluer le projet dans le bon sens. Durant ces rencontres, une présentation détaillée de l’entreprise a permis de mieux comprendre son fonctionnement : Production de prothèses vertébrales relevant de la nano-chirurgie dont le savoir-faire est en France et uniquement en France. La distribution se fait en Europe et aux Etats-Unis mais sans aucune production dans ce pays pour des raisons fiscales et de dépôt de brevets. Je peux donc affirmer haut et fort que l’entreprise Médicrea n’a jamais eu l’intention de délocaliser sa production aux Etats-Unis, cela n’est qu’affabulation, et bien au contraire le PDG voulait à tout prix réaliser le siège de son entreprise sur le site de Vancia à la fois car c’est une vitrine (visible de l’autoroute) au cœur de l’Europe et pour des raisons plus personnelles d’attachement au territoire de la Dombes dont Rillieux-la-Pape est une des portes d’entrée.

Concernant la cantine du collège Maria Casarès, il est en effet regrettable que le Conseil Général de l’époque n’ait pas voulu la maintenir dans le projet de rénovation. Là aussi les problèmes de gestion des finances du CG (Musée des Confluences au coût exorbitant et prêts toxiques) ont eu raison du bien-être des collégiens. La majorité de Droite, avec le soutien du Conseiller Général de notre Canton, a validé cette suppression malgré les interventions du Principal du collège et de son Conseil d’Administration (dont j’étais membre) pour s’élever contre cette décision. Il est facile aujourd’hui d’accabler la Métropole qui doit réparer les erreurs de gestion de l’ex-Conseil Général alors que la responsabilité incombe aux amis politiques de M. Vincendet.

Après ces précisions, je constate que les communicants de notre jeune nouveau Maire (dont le Spin Doctor qui tient la plume, personne n’est dupe) s’enfoncent de plus en plus dans les concepts de l’ex-Sarkozie : « Qu’importe la réalité, l’important est la perception qu’en ont les gens » … Les rilliards ne sont pas des lapins de 3 semaines et savent ce qu’a fait l’ancienne équipe malgré le discours ambiant voulant faire croire que la ville était En Péril et que Zorro est arrivé ! De qui se moque-t-on ?? Cela n’honore pas la fonction politique, où le mensonge ne devrait pas avoir le droit de cité, c’est bien dommage mais il paraît que c’est du Marketing Politique !!

Nicolas APPELL

2ème adjoint chargé de l’urbanisme et du cadre de vie,  conseiller communautaire du Grand Lyon et administrateur du Collège Maria-Casarès de 2008 à 2014.